Lundi 25 avril 2011 1 25 /04 /Avr /2011 14:22

La Tévila dans le mikveh

 

 La Tévila dans le Mikveh est un bain rituel utilisé pour l'ablution nécessaire aux rites de pureté dans le Judaïsme . L'immersion totale du corps dans l'eau du mikveh fait aussi partie du processus de conversion au Judaïsme. Pareil procédé existe aussi dans le Judaïsme Messianique. On a eu pour coutume de l’appeler en français "baptême", du grec baptizein qui signifie "plonger"- ou plus doctement immersion.

 Le mikveh est, de façon prosaïque, une sorte de piscine remplie d’eau où l’on accomplit un bain (Tévila) rituel de purification dans le Judaïsme. Dans le B’rit Hadasha, le Pacte Neuf en Iéshoua, la Tévila ou l’immersion a revêtu une nouvelle connotation. En plus d’être un gage de conversion ou d’engagement pour une nouvelle vie, elle est devenue l’acte majeur par lequel l’on obtient la rémission totale de ses fautes passées. Elle peut se faire dans une piscine ou dans un cours d’eau.

 

Comment se fait donc la Tévila ?

 Deux livres dans la Bessora Tova donnent des indications à ce propos. Ce sont les livres de Matyah et le livre des Actes des Apôtres. Matyah nous rapporte ce propos de l’Adôn Iéshoua concernant la tévila : « Allez donc faire des adeptes parmi tous les goîm. Immergez-les au nom du Père, du Fils et du souffle sacré ». (Matthieu 28, 19). Quand nous prenons le livre des Actes des apôtres, il est mentionné la manière dont les immersions ont été faites. Avaient-elles été faites en répétant de façon mécanique "au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit" ? Aucunement ! Elles ont été plutôt faites au nom de Iéshoua Ha Mashiah, comme l’atteste ce passage du livre des Actes relatant la prédication de Shimôn Petros (Képha) qui, ce jour-là, le jour de la Pentecôte, était rempli du Souffle sacré : « Faites retour, que chacun d’entre vous se fasse immergé au nom de Iéshoua le Messie, pour la remise de ses fautes : vous recevrez en don le souffle sacré.» (Actes des apôtres 2, 38).

 

 Apparemment, la recommandation de Képha semble être différente de l’ordre de l’Adôn Iéshoua. Mais qu’en est-il pour de vrai ? C’est ce que nous allons maintenant expliquer. Commençons d’abord par analyser de plus près la locution « au nom du Père, du Fils et du Souffle sacré. Le nom du Père dans le B’rit Hadasha, le Pacte Neuf, est révélé au grand jour par celui qu’Il a envoyé, son Fils : « J'ai manifesté ton Nom aux hommes que tu m'as donnés du monde; ils étaient à toi, et tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole» (Jean17, 6).

 

 Quel est donc ce Nom manifesté aux hommes par le Messie ? Iéshoua, vous me direz ! Ce nom serait-il au-dessus du nom d’Elohîm ? Loin s’en faut ! Sinon en ce nom, le Père lui-même plierait aussi les genoux, ce qui serait absurde ! En vérité le nom Iéshoua est aussi celui du Père : « Quand j’étais avec eux, pouvait dire Iéshoua, moi je les ai gardés en ton Nom que tu m’as donné. » (Jean 17, 12).Certains pourraient s’étonner alors du fait que le Père et le Fils aient le même nom. Vraiment ! Le Messie n’est-il pas le fils aimé à qui le Père a délégué tout pouvoir ? Les Ecrits sacrés ne rapportent-ils aussi pas à son sujet ceci : « Devenu bien meilleur que les messagers, il a hérité d’un nom plus différent que le leur. Oui, auquel des messagers a-t-il dit : Toi, mon Fils, moi-même aujourd’hui je t'ai engendré ? Et encore : Je suis à lui pour Père. Lui, il sera à moi pour Fils ? » (Hébreux 1, 4-5).  

 

 Il n’y a donc rien de plus naturel que le Messie, comme tout fils "légitime", porte aussi le nom de son Père ! Il convient à ce stade de notre développement qu’on s’attarde un temps soit peu sur l’expression hébraïque "Ben Elohîm". Cette expression, souligne André Chouraqui, n’a pas et ne peut avoir le même sens qu’en grec "huios tou theou". En hébreu, le mot "Ben" exprime une dépendance qui souvent n’est pas celle d’une filiation biologique. Par surcroît, dans l’univers biblique, Elohîm est le père non seulement de tout homme mais de toute créature, de tout objet.

 

 Que dire donc du nom "Imanu-El" ? Ce nom n’a été évoqué dans la Bessora Tova que pour citer Yeshayahou l’Inspiré. Revenons au fameux verset : « Immergez-les au nom du Père, du Fils et du Souffle sacré.» Nous connaissons le nom du Père qui est aussi le nom du Fils : Iéshoua qui, faut-il le rappeler, signifie IHVH (Yah) Sauve. Quand nous remplaçons chaque terme par son équivalent dans le dit verset, on obtient ceci : Immergez-les au nom de Iéshoua le messie. C’est l’immersion du retour ou le baptême d’eau pour le pardon des fautes. Le reste de la locution et du Souffle sacré concerne l’immersion dans le Souffle sacré. Ce dont avait parlé Yohanân Ha Matbil quand il annonçait le Messie : « Moi je vous ai immergés dans l'eau ; Lui, il vous immergera dans le souffle sacré. » (Marc 1, 8).

 

 L’usage a été établie que le candidat à l’immersion avoue toutes ses fautes passées et reconnaisse Iéshoua, comme le Mashiah, le Fils de l’Elohîm de la Vie avant de plonger dans le mikveh, ou dans l’eau. Ce qui suit le prouve si bien : « Ils sont immergés par lui dans le fleuve du Yarden (le Jourdain) en avouant leurs fautes » (Jean 3, 6).

 

Il n’y a donc pas plusieurs manières de faire la Tévila dans le B’rit Hadasha, mais une seule. C’est une immersion totale dans le mikveh ou dans un étang d’eau naturel et au nom de Iéshoua Ha Mashiah. L’on n’a pas besoin de plonger trois fois par le nez ou par la nuque ou encore moins de recevoir une aspersion d’eau sur la tête au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ou au Nom de Jésus-Christ. Oui, il est ainsi dans le livre des Actes : « Le salut ne vient pas d’un autre. Non, il n’a pas été donné aux hommes un autre nom sous les ciels par lesquels il nous faut être sauvés. » (Actes 4, 12). Et ce Nom là n’est nul autre que Iéshoua.

 

 Il y a donc la Tévilah dans le mikveh ou l’immersion du retour pour la rémission des fautes et enfin l’immersion dans le Souffle sacré, par lequel l’on reçoit le don et les charismes d’Elohîm.

 

L’immersion dans le Souffle sacré

 

 L’immersion dans le Souffle Sacré peut se faire de plusieurs manières : soit par imposition des mains, soit lors de la proclamation de la Bessora, soit avant, après ou même lors de l’immersion du retour ou enfin comme Elohîm le voudrait. Recevoir la Rouah Ha Kodèsh, le Souffle Sacré implique nécessairement la manifestation du don et des charismes d’Elohîm dans la vie de celui qui le reçoit. Outre cela le Souffle sacré, nous l’avons dit, œuvre en sorte de transformer l’homme charnel en un être accompli, à la mesure de la stature parfaite du Messie Iéshoua. Par l’immersion dans la Rouah Ha Kodèsh, le Souffle Sacré, nous recevons les charismes et le don du Souffle d’Elohîm qu’il nous conviendrait, à cause de la falsification dont ils sont sujets sur le terrain, de définir.

 
a) Le fruit du souffle et les charismes

 a1) Le fruit du souffle

 « Gardez-vous des faux inspirés ! Prévenait Iéshoua. Ils viennent vers vous en vêtements de brebis, mais au-dedans ce sont des loups voraces. C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Des raisins se cueillent-ils sur des épines ? Ou des figues sur des ronces ? Ainsi, tout arbre bon fait de beaux fruits; mais un arbre pourri fait de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut faire de mauvais fruits, ni un arbre pourri faire de beaux fruits. Tout arbre qui ne fait pas de beaux fruits est coupé et jeté au feu. Ainsi, c’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. » (Matthieu 7, 15-20).

 

 On reconnaît ainsi un adepte de Iéshoua par la manifestation des caractères de la Rouah d’ Elohîm : « L’amour, le chérissement, la paix, la patience, l'obligeance, la bonté, l’adhérence, l’humilité, la maîtrise de soi. » (Galates 5, 22).

 

a2) Les charismes du Souffle

 

Les charismes sont multiples. Ce sont selon Shaoul, la puissance de miracles, de guérir, de secourir, de gouverner et de parler diverses langues (1Cor.12, 28). Cependant concernant les charismes, la Bessora Tova nous suggère d’être prudent et de ne point adhérer à tout souffle. Encore que le diable notre adversaire s’évertue à imiter tant bien que mal l’action du Souffle sacré. Comment savoir si celui ou celle qui manifeste des charismes extraordinaires, manifeste vraiment ceux du Souffle d’Elohîm ? Ecoutons Yohanân enseigner là-dessus :« Aimés, n’adhérez pas à tout souffle, mais éprouvez si les souffles sont d’Elohîm, car beaucoup de pseudo inspirés sont venus dans l’univers. En ceci vous pénétrez le souffle d’Elohîm: tout souffle qui atteste Iéshoua, le messie, venu dans la chair, est d’Elohîm. Et tout souffle qui n’atteste pas Iéshoua n’est pas Elohîm, il est de l’anti-messie, dont vous avez entendu qu’il vient et qu’il est déjà dans l’univers.» (1Jean 4, 1-3).

 

 Que penser alors des assemblées qui, tout en se réclamant du Messie, confessent la Trinité ? On voit leur sérieux! Elles s’opposent à la vérité, réfutant le fait que l’Adôn Iéshoua soit vraiment devenu un homme. Pourtant l’Adôn Iéshoua avait bien signalé que le Souffle de vérité, le Réconfort, viendrait faire cheminer les disciples dans toute la vérité, et qu’Il prendrait ce qui est à Lui pour le leur annoncer. Comment se fait-il alors que le Souffle d’Elohîm ne les conduit pas dans cette vérité basique, immuable, indéniable que c’est le Messie Iéshoua lui-même et non Elohîm le Père qui soit venu en chair ?

 

 Par là, nous pénétrons que ces assemblées n’ont pas la Rouah Ha Kodèsh. Par conséquent, les charismes qui se manifestent en leur sein ne peuvent être ceux d’Elohîm, en commençant par les langues qu’elles parlent. Dans ces assemblées, parler en langue s’articule autour d’un de ces baragouinages, dont le respect de nos lecteurs nous interdit ici de donner quelques exemples. Par contre le jour de la fête du don de la Tora, le jour du Shavouôt (la Pentecôte), les gens entendirent les adeptes parler dans des langues diverses, des merveilles d’Elohîm :« Comment donc les entendons-nous, chacun dans son propre dialecte, celui de sa terre natale ? Parthes, Mèdes, Élamites, habitants d’Arâm-Naharaîm, de Yéhouda, de Cappadoce, du Pont, d’Asie, de Phrygie, de Pamphylie, d’Égypte, et des provinces de Libye proches de Cyrène et ceux qui résident à Rome, Yéhoudîm et prosélytes, Crétois et Arabes, voici, nous les entendons raconter dans nos langues les grandeurs d’Elohîm. » (Actes 2, 8-11).

 

 Cependant parler selon le souffle des langues étrangères n’est point proscrit en assemblée et encore moins dans la communauté des consacrés. Quoique cela doive se faire selon la règle indiquée ci après : « Si l’un parle une langue, que deux, trois, pas plus, parlent chacun à son tour et qu'il y ait un interprète. Mais s'il n'y a pas d'interprète, qu’il se taise dans la communauté, pour se parler à lui-même et à Elohîm. » (1Corinthiens 14, 27-28).

 

 Le gage de la conversion se trouve dans la Tévila. Les immersions du retour et du souffle sont deux actes incontournables à poser pour intégrer la Kéhila. Soit l’un précède l’autre ou vice-versa. L’un ne peut être fait en remplacement de l’autre. Ce passage extrait des écrits de Marcos nous éclaire fort bien sur l’importance de la Tévila dans l’économie du salut de l’humanité : « Allez, par tout l’univers. Clamez l’Annonce à toute la création. L’adhérent, étant immergé, sera sauvé. Mais qui n’adhérera pas sera condamné.» (Marc 16, 15).

 

 Si l’on a adhéré au message du Messie Iéshoua, il est primordial et nécessaire de faire la Tévila dans le mikvé au nom de Iéshoua Ha Mashiah (l’immersion dans l’eau) mais aussi et surtout de recevoir la Rouah Ha Kodèsh, le souffle sacré, gage de la naissance d’en haut (l’immersion du souffle) : « Amen, Amen, je te dis, nul, s’il ne naît d'eau et de souffle, ne peut entrer au royaume d’Elohîm. Ce qui est naît de la chair est chair ; ce qui naît du souffle est souffle. Ne t'étonne pas que je te dise: vous devez naître d’en haut. » (Jean 3, 5-7).

 

Par Andrew Yesha'Yahou - Communauté : messianiste
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Samedi 23 avril 2011 6 23 /04 /Avr /2011 00:52

 

« Petits enfants, c'est la dernière heure ; vous l’avez entendu : l'anti-messie vient. Déjà, même, de nombreux anti-messies ont surgi. Nous pénétrons donc que c’est la dernière heure. » (1Jean 2, 18).

 

Ces propos plus que révélateurs du Shaliah Yohanân, le dernier du lot des douze Shelihîm du Messie Yéshoua, datant de l’an 97, nous interpelle vivement. Si déjà en son temps sévissaient de nombreux anti-messies, qu’en est-il du nôtre ? Les faits parlent d’eux-mêmes, au vu et au su de tout ce que nous avons étudié précédemment.

 

L’espérance du message de l’Adôn Yéshoua qui est la vie en pérennité et tout ce qui s’en suit, en l’occurrence sa Parousie, a été troquée contre l’évangile de la prospérité. L’influence de la Putain se fait ressentir dans les moindres détails partout dans le christianisme, comme par exemple dans l’iconographie du "Christ" que diffuse la chrétienté (images, statues et films). On le peint toujours avec de longs cheveux. Alors que la longue chevelure chez l’homme s’inscrit en totale contradiction avec la Parole d’Elohîm : « La nature elle-même ne vous apprend-elle pas que c’est un déshonneur pour l’homme d’avoir des cheveux longs ? Mais la femme qui porte de longs cheveux, c’est pour elle une gloire, parce que sa chevelure lui a été donnée en guise de parure. » (1 Corinthiens 11, 14-15). De plus il ne nous est pas permis de représenter les choses qui sont, soit dans les ciels, soit sur la terre !

 

La séduction est à l’œuvre depuis les premiers siècles dans l’Eglise, et ses dirigeants, ivres du vin de puterie de Bavel. Ils parlent de tout, sauf de l’essentiel. Ils prêchent des principes de psychologie, de psychanalyse, de gestion commerciale, de désenvoutements et d’autosuggestions sans parler de ce qui fait la force même de la doctrine sacrée. Toutes les réformes qui ont jalonné l’histoire du Christianisme n’ont rien pu contre, s’abreuvant à souhait, elles aussi, du vin d’iniquité de la Putain.

 

En exposant au chapitre premier sur la portée spirituelle du nom Bavel, la fausse porte des ciels, nous avons expliqué que c’étaient les hommes qui, par leur technologie et/ou leur savoir-faire, ont cherché à construire sur la plaine de Shin’ar, une tour dont le sommet touche les ciels et de se faire ainsi un Nom. Cette attitude est caractéristique de l’Eglise "babylonienne" où les hommes construisent sur la base de principes de marketing, de communication et de gestion de ressources humaines et financières. Elles ne bâtissent pas sur la révélation selon laquelle Yéshoua est le Messie, le Fils de l’Elohîm de la Vie ! Ces églises ont une structure pyramidale, avec à la tête un "super pasteur", et une équipe pastorale pleine d’orgueil et de vanité, accessibles qu’après seulement un vrai "buzz" au box office des demandes d’audiences. Les ambitions de pareilles églises, disons de pareilles entreprises commerciales, de tels leaders, est de faire du chiffre mais surtout de se faire une grande renommée. C’est le cas de l’Eglise Catholique avec son Pape ou encore celui des communautés charismatiques et leurs bergers, des ministères et églises Protestantes et Evangéliques avec leurs archi-bishops, leurs apôtres et leurs "Prophètes des nations". Tous, autant qu’ils sont, sont ivres du vin d’iniquité de la Putain.

 

 Bavel est en fait un système malicieux qui rame à contre courant de la doctrine sacrée. Et il a tout pour séduire : des prophètes qui font des miracles et des prodiges, de puissants leaders qui drainent des foules, de puissants orateurs, de grands ministères, des chantres aux voix pleines d’émotions, d’épatants édifices religieux, des ouvrages, des films. En somme tout un arsenal pour mettre la poudre aux yeux de tous ceux qui ne sont et qui ne se laissent pas éclairés par la Bessora Tova du Mashiah Yéshoua.

 

Nous aussi, dans un passé très proche, étions au service de Bavel, saoul de son vin d’iniquité, aveuglé par son prestige et emporté par ses mensonges. Mais gloire soit rendu à Elohîm qui nous a ouvert les yeux et dirigé nos pas sur les sentiers de la Justice et de la Vérité ! Depuis lors, témoigner de la Vérité est la mission à nous assignée par l’Adôn Yéshoua. Faire sortir les élus de la Grande Babylone et les conduire à l’Adôn Yéshoua Ha Mashiah est aussi l’œuvre à laquelle nous sommes appelés.

 

Bien aimés, c’est la dernière heure. Un retour aux valeurs premières, aux fondements même de la Bessora Tova du Malkhout s’impose à l’Eglise, aux chrétiens et à l’humanité. Sortez de Bavel et faites retour à l’Elohîm d’Israël et à son Mashiah Yéshoua. Nous sommes, depuis l’avènement de la Bessora Tova du Malkhout, entrés dans la dernière heure de la création "Adamique", la création du "péché". Le niveau de corruption de la terre et le réchauffement climatique devraient ouvrir les yeux des plus sceptiques et même sonner l’alarme : notre ère tire à sa fin. Le temps est donc arrivé de se préparer à entrer dans la nouvelle ère qui s’annonce à l’horizon.

 

Adâm a été créé il y a plus ou moins six mille (6000) ans. Dans le calendrier hébreu nous sommes actuellement dans l'année 5771 (l’année 2011). Un jour devant IHVH-Adonaï est comme mille ans pour nous, rapportent les Ecrits (2 Pier.3, 8). De fait, on pourrait assimiler chaque jour de la semaine à mille ans comme sur le modèle illustré ci après :

  

1er    jour

Dimanche

1000 ans

2ème jour

Lundi

1000 ans

3ème jour

Mardi

1000 ans

4ème jour

Mercredi

1000 ans

5ème jour

Jeudi

1000 ans

6ème jour

Vendredi

1000 ans

7ème jour

Samedi

1000 ans

 

D’Adâm à Avraham : 2000 ans se sont écoulés. D’Avraham à l’Adôn Yéshoua : 2000 ans. Et de l’Adôn Yéshoua à notre temps : 2000 ans. Nous sommes donc actuellement au 6ième jour de la création entre 15 et 16 Heures (la dernière heure) ! Nous rentrons bientôt dans le shabbat, la veille du retour du Mashiah Yéshoua Ben Elohîm Haïm. Bien aimés, il est temps pour nous de mettre de l’huile dans notre lampe : Marana ta ! Maître vient !

 

Par Andrew Yesha'Yahou
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Jeudi 21 avril 2011 4 21 /04 /Avr /2011 21:07

 

 

a) Le shabbat, les néoménies, les fêtes.

 

Ecoutons Shaoul enseigner sur le sujet : « Ne laissez personne vous juger pour la nourriture, pour la boisson, ou à propos d'une fête, ou de néoménies, ou de shabbat. Ce n'est que l'ombre de ce qui vient ; mais le  corps, c’est le messie. » (Colossiens 2, 16-17). Les fêtes religieuses encore appelées "rendez-vous", les nouvelles lunes et le shabbat rythment le calendrier hébreu et toute la liturgie juive traditionnelle. Les fêtes juives que sont Rosh Hashana (le Nouvel an Juif), Yom Kippour (le Jour du Grand Pardon), Soukôt (la fête des Cabanes), Hanoucca (la fête des Lumières), Pourim (la fête des Sorts), Pessah (la fête de Pâques) et Shavouôt (la fête des Semaines) annonçaient toutes les grandes étapes de la mission salvatrice du Mashiah Iéshoua.

 

La fête des semaines, Shavouôt, qui célèbre le don de la Tora, préfigurait la venue de la Rouah Ha Kodèsh, du Souffle sacré, annoncé depuis longtemps par Yoel l’Inspiré. Yom Kippour, le jour du grand pardon, le sacrifice de notre Adôn Iéshoua sur la croix. Le Seder de Pessah, également augurait le repas "pascal", etc. Depuis lors, les fêtes juives traditionnelles ont revêtu un caractère historique. De fait, leur célébration est devenue facultative.

 

Ces fêtes n’étaient, en réalité, que l’ombre de la mission du Mashiah. Or nul n’est sans ignorer ce qu’est une ombre. Une ombre est par définition une sombre et parodique représentation de la réalité. Pour preuve, il est impossible à partir de l’ombre d’une personne de déterminer avec exactitude la couleur de sa peau, de ses yeux ou de ses cheveux ! Ainsi, bien aimés, que personne donc ne vous juge à propos de l’ombre du corps de notre Adôn Iéshoua.

 

Le shabbat, jour consacré à Elohîm, a été institué par la Tora de Moshè pour enseigner aux Yéhoudîm à mettre un terme dans leurs activités et dans le temps pour se consacrer à Elohîm seul. Mais dans l’usage, les Yéhoudîm ont placé le shabbat au dessus de l’homme. Alors que le shabbat, à l’origine, a été institué pour l’homme et non le contraire. Et ce n’est pas notre Adôn Iéshoua qui dira le contraire : « Le shabbat est fait pour l'homme, et non l'homme pour le shabbat. Ainsi le fils de l'homme est l’Adôn même du shabbat. » (Marc 2, 27-28). Il nous revient ainsi, en tant que messianiques, de restaurer l’adoration à IHVH-Adonaï en redonnant au jour du shabbat, tout son caractère sacré.

 

Si les fêtes juives traditionnelles annonçaient l’œuvre mais aussi les différentes étapes de la mission salvatrice de l’Adôn Iéshoua, les dates des fêtes chrétiennes (officielles) du calendrier grégorien tiennent, quant à elles, plus du paganisme gréco-romain que des fêtes bibliques juives. En 325 au concile œcuménique de Nicée, l’empereur romain Constantin a su faire, pour canaliser le courant messianique qui secouait son royaume, une astucieuse fusion des dates, des rituels et symboles païens dans la doctrine messianique alors en pleine expansion. De ce lot, l’anniversaire du dieu Mithra -dieu solaire de la Perse antique, l’actuel Iran. Son anniversaire était célébré le 25 Décembre en Grèce et dans la Rome antique mais a été, pour les raisons que nous vous avons exposées tantôt, rebaptisé "Noel" et, par la suite, assimilé à la naissance du Messie.

Le jour du 25 Décembre est donc considéré comme le référent du calendrier conventionnel. Pourtant contre toute logique, la fête du nouvel an est célébrée le 1er Janvier et non le 25 décembre. Pourquoi ? Ecoutons les boniments qu’avancent les exégètes catholiques pour tenter de masquer cette évidence : "Dans le Judaïsme, la circoncision a lieu au 8ème jour du nouveau-né mâle, en présence de dix hommes adultes et est un rite fondateur. Il marque l'entrée du nouveau-né mâle dans la communauté des hommes. Dans le christianisme, la circoncision du Christ est célébrée chaque année le 1er janvier (8 jours après, or il est né symboliquement un 25 décembre) et cette date-là et non sa naissance qui marque l'entrée du « christ » dans la communauté des hommes et le début de l'an 1. Cette date était, jusqu'en 1970, inscrite comme la Saint Prépuce dans le calendrier grégorien."

 

Or la fête du nouvel an fut instituée par Jules César depuis 45 avant notre ère. Les fonctions de Pontifex Maximus qu’il exerça dès sa prise de pouvoir, comportaient la fixation du début de chaque année. César la met à profit pour réformer le calendrier romain, dont il fixa le début en Janvier. Le mois de Janvier est éponyme à Janus -dieu romain des portes. L’histoire de la fête dite du "Saint Prépuce" qui fut aussi une relique vénérée, n’est rien d’autre qu’une mascarade de l’Eglise romaine pour dissimuler l’occultisme de cette fête romaine, à l’origine célébrée en l’honneur de Janus, et instituée par Jules César. La célébration du nouvel an est, comme d’ailleurs la plupart des fêtes du calendrier conventionnel, une cérémonie d’origine occulte.

 

Si vous êtes du Messie Iéshoua, ne vous laissez plus asservir encore par ces choses infirmes : l’observation des jours, des mois, des saisons et des années, selon qu’il est aussi écrit : « Maintenant pénétrant Elohîm, ou plutôt étant pénétré par Elohîm, comment retournez-vous de nouveau à des éléments infirmes et indigents, auxquels vous voulez de nouveau encore vous asservir? Vous observez les jours, les mois, les saisons et les années. Je frémis pour vous d’avoir moi-même  travaillé en vain parmi vous. » (Galates 4, 9-11).

 

Depuis le temps de Yohanân Ha Matbil, ceux qui frémissent d’Elohîm se prosternent devant le Père dans le Souffle et la vérité. Aussi les repères du calendrier Grégorien ou conventionnel ne sont-ils pas ceux d’Israël mais ceux de Rome. Les fêtes de ce calendrier perpétuent sous cape la pensée et les symboles de l’antique culte (des éléments) de la nature. Le monde entier, comme pouvait dire le Shaliah Yohanân, est plongé dans le CRIME !

  

b) Les aliments et les boissons impures

Des prescriptions particulières relatives à la nourriture et la boisson, données dans la Tora, animent jusqu’aujourd’hui les habitudes culinaires des Yéhoudîm. En effet, il y a dans la Tora de Moshè une liste d’animaux (reptiles, animaux à sabots, volatiles, chauve-souris, poissons…) déclarés impurs à la consommation, et d’autres déclarés purs. Toutes ces mitsvôt charnelles de la Tora de Moshè, à l’instar de la plupart des fêtes traditionnelles juives, n’étaient que des mesures provisoires valables jusqu’au temps de la réforme du Judaïsme traditionnel.

 

Le Shaliah Shimôn Petros (Pierre) fut le premier à réaliser cela : « Petros monte sur la terrasse pour prier, à la sixième heure. Et c’est, il a faim et désire manger. Tandis qu’ils préparent, c’est une extase sur lui. Il contemple le ciel ouvert. Un objet descend vers la terre, comme une grande nappe liée aux quatre coins. Dedans, il y a tous les quadrupèdes, les reptiles de la terre et les oiseaux du ciel. Et c’est une voix vers lui: "Lève-toi, Petros, immole et mange." Petros dit : "Pas du tout, Adôn, parce que je n’ai jamais rien mangé de contaminé et d’immonde."Une voix lui dit une deuxième fois: "Ce qu’Elohîm purifie, ne le traite pas de contaminé." Et c’est ainsi trois fois; puis, vite, l’objet est enlevé au ciel.» (Actes 10, 9-16).

 

C’est fort de cette révélation que le Shaliah Shaoul avait enseigné, concernant la consommation d’aliments et de boissons, ceci : « Tout ce qui se vend à l’étal, mangez-le sans rien discriminer en conscience. Oui, à IHVH-Adonaï, la terre et sa plénitude. » (1Corinthiens 10, 25).

A Timothéos, il avait dit : « Toute créature d’Elohîm est belle, et rien n'est à rejeter, s’il est pris dans l’action de grâce. Oui, la parole d’Elohîm et la prière le sacralisent. » (1Timothée 4, 4-5). Existerait-il encore, selon vous, dans le B’rit Hadasha en Iéshoua, des aliments et des boissons impures ? Loin s’en faut ! Tout est consacré par la prière.

 

Pour autant, les règles spéciales d’abattage demeurent toujours en vigueur dans le B’rit Hadasha, le Pacte Neuf en Iéshoua. En effet, il est strictement interdit aux Yéhoudîm et aux Messianiques de consommer de la chair d’animaux étouffés et des viandes sacrifiées aux idoles ; selon qu’il est écrit dans le livre des Actes : « Le souffle sacré et nous-mêmes, nous avons cru bon de ne pas vous imposer d’autre charge que celles-ci, qui sont nécessaires : vous abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, de la chair étouffée et de la puterie. Si vous vous gardez de cela, vous agirez bien. Portez-vous bien ! » (Actes 15, 28-29).

Ou encore Képha : « Ainsi je juge, moi, qu’il ne faut pas perturber ceux des goîm qui se tournent vers Elohîm. Mais il faut seulement leur mander de s’éloigner des impuretés des idoles, de la puterie, de la chair étouffée et du sang. » (Actes 15, 19-20).

 

Rosh Hashana : le nouvel an selon la tradition juive

Yoel : Joël

Shabat : le septième jour de la semaine juive, le samedi du calendrier grégorien ou calendrier occidental

 

Par Andrew Yesha'Yahou - Communauté : messianiste
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Mardi 1 mars 2011 2 01 /03 /Mars /2011 11:54

Le Temple

 

Qu’est-ce qu’un Temple ? C’est un monument destiné au culte d’une divinité. N’importe laquelle, encore qu’il existe soit sur la terre, soit dans le ciel, plusieurs dieux et plusieurs seigneurs (1Cor.8, 5). Le temple est le lieu par excellence où l’on offre les sacrifices à la divinité. Dans le cas du temple de Yéroushalaîm, on offrait en plus du sacrifice permanent, le jour de Yom Kippour, une victime expiatoire pour le pardon des fautes du peuple. Nous en avons déjà parlé dans le paragraphe sur les offrandes. Nous n’allons pas revenir là dessus.

 

Or, le temple de Yéroushalaîm a été détruit en 70, par les armées romaines avec à leurs têtes Titus, fils de l’empereur Vespasien, conformément aux prédictions de l’Adôn Iéshoua : « Iéshoua' sort du sanctuaire et va. Ses adeptes s'approchent, pour lui montrer les édifices du sanctuaire. Iéshoua' répond et leur dit : "Vous voyez tout cela, n'est-ce pas ? Amén, je vous dis : ici il ne sera laissé pierre sur pierre qui ne soit détruite". » (Matthieu 24, 1-2).

 

Aujourd’hui en Israël, il ne reste de ce Temple qu’un pan de mur :le mur occidental encore appelé  le mur de lamentation. Et sur le site même du Temple, ironie du sort, se dresse fièrement la Grande Mosquée de Jérusalem. Comprenez que si le Temple avait autant d’importance dans le Pacte Neuf aux yeux d’Elohîm, il n’en serait pas été ainsi.

 

Depuis lors, la construction d’un Temple pour Elohîm s’avère plus qu’inutile. Cela l’est encore plus qu’il est écrit dans le livre des Actes : « Le Dieu qui a fait l’univers et tout ce qui s’y trouve, étant le maître du ciel et de la terre, n'habite pas les temples faits de mains d'hommes. Les mains de l’homme ne le servent pas non plus, comme s'il avait besoin de quoi que ce soit, lui qui donne à tous la vie, haleine et tout. » (Actes des apôtres 17, 24-25).

 

Bien aimés, il ne faudrait pas tenter Elohîm. S’il nous a expressément prévenus qu’Il n’habitait pas les temples faits de mains d’hommes, c’est que sûrement, de bonnes raisons, il doit y en avoir. Dans le B’rit Hadasha, le Pacte Neuf, notre corps est devenu le Temple d’Elohîm, selon qu’il est écrit : « Ne le savez-vous pas ? Vous êtes le Sanctuaire d’Elohîm, et le souffle d’Elohîm habite en vous ? Qui détruit le Sanctuaire d’Elohîm sera détruit par d’Elohîm. Oui, le sanctuaire d’Elohîm est sacré, et c’est vous.» (1Corinthiens 3, 16-17).

 

C’est la même chose que faisait savoir l’Adôn Iéshoua aux Yéhoudîm : « Détruisez ce temple, et en trois jours, je le réveillerai. Les Yéhoudîm disent alors : "En quarante-six ans ce temple été bâti ; et toi, et tu le réveilleras en trois jours?" Mais il parlait du temple de son corps. » (Jean 2, 19-21).

 

De plus à Yéroushalaîm, il n’y avait qu’un seul Temple sacré. Il n’a jamais été question d’en construire d’autres ailleurs. Le maître du ciel et de la terre n’habite pas dans des temples faits de main d’hommes. Toute tentative de reconstruction du temple sur le site ou ailleurs serait de fait une abomination devant la face d’Elohîm.

 

L’adoration ayant changé de cap –nous prosternons devant Elohîm dans le souffle et la vérité- tout endroit peut ainsi servir de lieu de prière ou de réunion, suivant que le Shaliah Shaoul pouvait dire : « Je veux donc que les hommes prient EN TOUT LIEU levant des mains pures, sans colère et sans contestation. » (1Timothée 2, 8). Dans le Pacte Neuf, on l’a dit, le temple d’Elohîm c’est nous.

 

Beaucoup n’arrivent d’ailleurs pas à réaliser que depuis le temps de Yohanân Ha Matbil la réforme dans l’adoration à Elohîm est entrée en vigueur. Beaucoup également ne réalisent pas encore que le sacrifice de l’Adôn Iéshoua a rendu inutile le culte selon le modèle "ancien testamentaire" mais aussi la construction de Temple dédié à Elohîm. Sinon le Temple de Yéroushalaîm n’aurait jamais été détruit, et avec lui, toutes les archives généalogiques et les objets sacrés qu’il abritait.

 

b) La Synagogue

La synagogue dans la langue courante, désigne habituellement un bâtiment alors que le mot synagogue est une transcription grecque de l’hébreu Béit Ha Knesset, qui littéralement signifie la maison de l’assemblée. On l’appelle aussi Béit Ha Midrash, c’est-à-dire la maison de l’enseignement. C’est dans ce lieu que se déroulent les moments de louanges, les enseignements, l’étude de la Parole, et surtout les prières. Tant la prière collective, depuis la destruction du temple, est devenue essentielle, car elle remplace le tamid ou le sacrifice permanent.

 

Les trois temps quotidiens de prière transmis par le Sopher Ezra -le scribe Esdras- correspondent aux moments des sacrifices devenus impossibles après la destruction du temple: les prières du matin et de l’après-midi aux sacrifices eux-mêmes, celles du soir, au sacrifice par le feu des entrailles des victimes du jour. Nous lisons à ce propos l’Inspiré Hoshéa:       « Oui, je désire le chérissement, non le sacrifice, la pénétration de IHVH-Adonaï, plus que les montées. ». (Osée 6, 6). Dans cet autre extrait qui suit, il pousse ici la hardiesse plus loin en disant : « Prenez avec vous les paroles et retournez à IHVH-Adonaï. Dites-lui: "Supporte tout le tort et prends le bien ! Payons les bouvillons de nos lèvres!" » (Osée 14, 3).

 

Le Temple n’existant plus, toute l’activité "spirituelle" du peuple s’articule autour de la maison de l’Assemblée ou la maison de l’enseignement et de la prière qui, faut-il le rappeler, remplace le tamid. Plusieurs exemples viennent étayer nos propos. La Bible, le B’rit Hadasha en particulier, nous montre le Rabbi Iéshoua menant la vie d'un Juif fidèle, en ce qui concerne l'observation de la Tora de Moshé. Dans le livre de Loucas, il est dit que c'était son habitude d'aller à la synagogue le jour du shabat : « Iéshoua revient en Galil dans la puissance du souffle. La rumeur sort dans tout le pays d’alentour autour de lui. Il enseigne dans leurs synagogues, et tous le glorifient. Il vient à Natsèrèt, où il a grandi. Il entre le jour du shabat dans la synagogue, selon son habitude, et se lève pour lire.» (Luc 4, 14-16).

 

Les premiers missionnaires messianiques, le Shaliah Shaoul en l’occurrence, avaient pour habitude de se rendre à la synagogue pour participer à la liturgie juive et pour y annoncer la Bessora Tova : « Ils s’embarquent à Paphos ; ceux qui sont à Paulos arrivent à Pergé de Pamphylie. Eux-mêmes poussent au-delà de Pergé et arrivent à Antioche de Pisidie. Ils viennent dans la synagogue, le shabat, et s’assoient.» (Actes des apôtres 13, 13-14).

 

L’utilisation du nom synagogue pourrait choquer l’homme forgé dans les moules du christianisme. Tant la civilisation occidentale a cultivé d’énormes préjugés sur les synagogues et une grande méfiance sur l’ensemble du peuple juif ; l’Eglise s’étant construite sur de sentiments anti-juifs. Aimés, il n’a pas de honte à appeler synagogue ou Béit Ha Midrash, le lieu qui abrite vos moments de louanges, d’enseignements, d’étude de la Parole et de prières. Car il nous revient, plus qu’à quiconque, de restaurer les choses dans leur authenticité. 

 

 

c) Le Culte

Le culte est par définition l’ensemble des rites et rituels qui rentrent dans le cadre de l’adoration d’une divinité. La Tora de Moshè avait, pour sa part, des ordonnances précises pour le culte et le Temple. Des ordonnances et prescriptions relatives aux vêtements sacerdotaux, aux rôles des desservants, des lévites, des chantres, à la façon d’exécuter les rites sacrificiels et les diverses ablutions, etc.

 

Le B’rit Hadasha en Iéshoua Ha Mashiah possède-t-il aussi des prescriptions relatives à un culte ? Bien évidemment ! Encore que, nous l’avons dit, avec l’Adôn Iéshoua l’adoration à Elohîm a véritablement changé de cap. Elle est passée d’une adoration fondée sur des mitsvôt charnelles, des ablutions diverses, des rites sacrificiels sanguinolents à une adoration dans le souffle et la vérité.

 

En l’Adôn Iéshoua, le Temple d’Elohîm c’est notre corps. Et nous sommes les sacrificateurs de ce temple, donc par conséquent, chargés d’assurer les trois sacrifices quotidiens, encore appelé le tamid. Et le tamid, le sacrifice permanent, ce n’est plus les sacrifices sanguinolents d’animaux. Il a été remplacé depuis la destruction du Temple, on l’a dit, par les trois prières quotidiennes. Le culte dans le B’rit Hadasha est donc, vous l’aurez deviné, spirituel. Ecoutons le Shaliah Shaoul nous expliquer ce culte nouveau : « Je vous exhorte donc frères, par les matrices d’Elohîm, à présenter vos corps en vivant sacrifice, consacré, agréable à Elohîm : tel est votre service raisonnable. » (Romains 12, 1).

 

Le culte raisonnable consiste  ainsi à offrir ses membres en instruments de justice pour Elohîm. En fait, ce service nous exhorte à une vie de consécration, ce qui suppose une vie de prière. Or la prière collective, on l’a dit, est devenue, depuis le B’rit Hadasha et la destruction du temple le point central de l’adoration à Elohîm -la prière est aussi appelée en hébreu "Avoda shebalev", littéralement, le culte du cœur. La prière collective se déroule selon une liturgie bien particulière vieille de l’époque du sopher Ezra, il y a plus de deux mille quatre cents (2400) ans. Notre Adôn Iéshoua, en tant que rabbi Juif, a lui aussi observé cette liturgie. Les Shelihîm à sa suite, on l’a vu, avait eux aussi l’habitude de fréquenter, à chaque shabat, les synagogues et participaient à la liturgie juive. Ils profitaient de cet espace pour annoncer la Bessora Tova du Malkhout. Nous n’allons pas exposer sur les détails de cette liturgie dans cet ouvrage. Cela ayant déjà fait l’objet d’un autre ouvrage spécialisé !

 

La liturgie messianique est la continuité de la liturgie juive avec quelques aménagements, du fait de note adhérence au Mashiah Iéshoua. Elle est tout aussi jonchée de louanges, de prières, de bénédictions diverses, de lecture de textes bibliques et d’enseignements de la Parole. Ces réunions, faut-il le souligner, qui ne ressemblent en rien aux cultes ou aux messes chrétiennes, peuvent parfois choquer l’esprit forgé dans les moules du christianisme moderne ou susciter des préjugés.

Yohanân ha Matbil : Jean le baptiste

« Dites-lui: Pardonne toute iniquité, et reçois le bien, et nous t'offrirons pour sacrifices la louange de nos lèvres » (Osée 14/2), selon la traduction de la Bible Ostervald 1744 révisée de 1996

Par Andrew Yesha'Yahou
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Lundi 21 février 2011 1 21 /02 /Fév /2011 16:05


 

Le dernier repas que l’Adôn Iéshoua prit avec ses disciples, était le Seder du Pessah. Et la Pessah, fête annuelle des Juifs en mémoire de leur sortie d’Egypte, est célébrée autour d’un dîner (le Seder) selon les instructions qu’Elohîm donna à Moshè et à Aharôn (Lev.12, 1-8). Le Seder de Pessah préfigurait le B’rit Hadasha, l’Alliance nouvelle et parfaite qui permettrait aux hommes de se réconcilier avec Elohîm. Le Pessah annonçait de fait l’ultime sacrifice de Iéshoua, l’Agneau d’Elohîm. Avant même d’aller plus loin, écoutons le récit de Loucas, se rapportant au Pessah que Iéshoua mangea avec ses disciples :

 

« Quand l'heure arrive, il s’allonge avec ses envoyés. Il leur dit:"J'ai désiré de désir de manger ce Pessah avant de souffrir (…) Il prend le pain, remercie, partage, leur donne et dit: "Ceci est le corps, le mien, donné pour vous. Cela, faites-le pour mémoire de moi". Et de même, pour  la coupe après le dîner, et dit :"Cette coupe est le pacte neuf en mon sang, pour vous versé. » (Luc 22, 14; 19). La version de Matyah ajoute même à ce verset : « Le pacte neuf en mon sang, pour vous versé en rémission des fautes » (Matthieu 26, 28).

 

Tous les passages qui se rapportent à ce Seder insistent sur le fait que c’était pendant qu’ils mangeaient (Mat.26, 21 ; 26) ou encore pendant qu’ils étaient à table et mangeaient (Mc.14, 18), que s’était déroulée cette scène. Cette information finit ainsi de nous édifier sur ce que devrait être la manière de célébrer le dîner de l’Adôn Iéshoua. Ce n’est donc pas l’eucharistie, ce sacrement, qui suivant la doctrine catholique, contient le corps, le sang, l’âme et la "divinité" du Messie, sous les espèces d’hostie et de vin. Encore moins la "cène", la conception protestante de la chose. Mais c’est au contraire, un vrai repas qui se prend à table.

 

Ecoutons le Shaliah Shaoul enseigner sur la façon de célébrer le Seder de Pessah dans le Pacte Neuf: « Car j’ai moi-même reçu de l’Adôn ce que je vous transmets. L’Adôn Iéshoua, la nuit où il a été livré, a pris du pain; il a rendu grâces, il l’a partagé et dit: "Ceci est mon corps pour vous. Cela, faites-le pour mémoire de moi". De même aussi, la coupe, après le dîner, disant: "Cette coupe est le pacte neuf en mon sang. Cela, faites-le aussi souvent que vous boirez, pour mémoire de moi". Oui, aussi souvent que vous mangez ce pain, et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort de l’Adôn, jusqu'à ce qu'il vienne. » (1Corinthiens11, 23-26).

 

Comme vous le voyez, le dîner de l’Adôn s’apparente à un moment de partage, de communion fraternelle autour du Pessah, cependant dans un esprit de recueillement. Si nous mangeons le Seder de Pessah indignement, nous sommes coupables du corps et du sang de l’Adôn Iéshoua Ha Mashiah. Il n’est donc pas question ici de boire de son sang ni de manger de sa chair -nous ne sommes pas des cannibales et encore moins des vampires !

 

Le cérémonial du Seder que Iéshoua et ses disciples juifs ont pratiqué et que pratique encore aujourd’hui toutes les familles juives, comportait des types et symboles très suggestifs qui, pour nous, Messianiques, ont un sens spirituel très profond :

 

 

1.  Un plateau chargé, entre autres, d’une épaule d’agneau qui sera élevé et passé au-dessus des têtes des participants trois fois en disant : « Autrefois, nous étions esclaves, maintenant, nous sommes libres, cette année (ou ce jour), nous sommes ici, l’année prochaine à Jérusalem ». 

 

2.  Trois pains sans levain (matsôt) qui expriment la triple sainteté d’Elohim trois fois Kadosh (trois fois saint). Ces trois matsôt ne sont pas placées d’une manière quelconque sur le plateau. En effet, on place la première matsa sur le plateau ; par-dessus, on dépose une serviette blanche, sur cette serviette, on vient mettre la deuxième matsa, de nouveau une serviette blanche et enfin la troisième matsa. La deuxième matsa se trouve entre deux serviettes blanches ; c’est elle qui, à un moment donné, sera coupée en deux. Une moitié sera remise entre les deux autres et l’autre moitié sera mise sous la nappe jusqu’à la fin du repas. Il y a là un symbole très clair du Messie immolé sur terre, qui après sa mort, fut enveloppé dans un linceul blanc mais ressuscité et remonté auprès d’Elohîm avec les marques de ses blessures comme Desservant pour la pérennité.

 

3. Quatre coupes de vin exprimant quatre étapes d’Israël dans son histoire douloureuse vers son Messie exprimées dans le livre de Shemot : « J’ai vu la souffrance de mon peuple … j’ai entendu les cris que lui font pousser ses oppresseurs … je suis descendu pour le délivrer … pour le faire monter dans un bon pays … » (Exode 3, 7-8)

 

4.  Une cinquième coupe de vin, au centre, qui elle ne sera pas bue car elle est celle du Messie … pourtant, c’est celle-là que Iéshoua éleva à la fin du repas et la donnant aux apôtres, Il dit : « Cette coupe est le pacte neuf (le B’rit Hadasha) en mon sang »

 

5. A la fin du repas, le morceau sous la nappe représentant le Messie mort et ressuscité, va être coupé en morceaux (de la même manière son corps fut brisé) et distribué aux participants ! 

A la fin du Seder, on chante le Hallel –le Psaume 118- si prophétique et messianique. D’où viennent alors toutes ces manières de célébrer le dîner de l’Adôn, autre que celle enseignée par les Ecrits ? Posez-leur la question ! Que penser aussi de ceux qui apportent des amendements et des modifications aux mitsvôt de l’Adôn Iéshoua ? Ils savent très bien à quoi ils s’exposent !

 

D’aucuns nous objecteraient : comment célébrerons-nous le Seder si nous sommes très nombreux, comme pour justifier les simulacres de commémoration que nous voyons un peu partout ? Nous disons donc : qu’est-ce qui vous empêche de vous mettre à table par petits groupes pour le faire, comme lors des dîners organisés à l’occasion des mariages ? L’ignorance ou la mauvaise foi ?

 

« Cela, frères, pouvait dire Shaoul, je me suis adapté moi-même comme Apollos, à cause de vous, pour que, par nous, vous appreniez le :"Rien au-dessus de ce qui est écrit", de peur que vous ne vous glorifiez contre l’autre.» (1Corinthiens 4, 6).

 

Outre le Seder de Pessah, il y a le kiddoush du shabat. C’est la fraction du pain, la communion fraternelle dont parle Loucas dans le livre des Actes des apôtres, selon qu’il est écrit : « Ils persévèrent dans l’enseignement des envoyés, dans la communion, le partage du pain et les prières.» (Actes 2, 42). Le partage du pain est caractéristique de toutes les familles juives, le soir du shabat.


 

Aharon : Aaron

Par Andrew Yesha'Yahou - Communauté : messianiste
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